Hamza : "apporter une autre couleur, une autre facette et une autre manière de penser."

Interview publiée en novembre 2016.

En ce moment ta carrière est en plein UP ! Nous ce n’est pas la première fois qu’on se rencontre, on s’était vus au studio Redbull avec toute la team de Bromance, c’était un live où on retrouvait aussi Mith Syzer. On a été impressioné par ta jeunesse et ton audace face à ses grands noms. Ca fait plusieurs années que t’es dans le rap, au départ tu avais un groupe, maintenant tu as lancé deux projets solos : H24 et Zombie. H24 a notamment vraiment explosé. 

On se voit pour la sortie de ton nouvel EP, plus DanceHall. Comment tu sens avant la sortie de ton nouveau projet ?

Je suis prêt, et impatient de sortir le projet ! J’ai aussi hâte de voir la réaction des gens. C’est une autre couleur, une autre facette de ce que je sais faire.

 

Pourquoi partir dans le dancehall cette fois ?

C’est vraiment ce que j’écoutais cet été, ce qui sortait pendant cette période avec des artistes comme  Drake ou PARTYNEXTDOOR. Je me suis lancé, j’ai fait le truc, et voilà on y est.

 

Quand aujourd’hui tu as des mecs comme Virgil Abloh qui jouent « La Sauce » en soirée qu’est ce que ça te fait quand tu y penses avant de te coucher ?

Ça tue ! Tu dors bien hein, ce qui est cool c’est que les mecs ne comprennent rien aux paroles mais musicalement ça leur parle.

 

Ton processus créatif c’est de composer d’abord la musique pour ensuite venir déposer les paroles qui te viennent en tête ?

Voilà exactement. Je compose la musique, je fais les mélodies. Je commence par faire du yahourt dans ma tête, parfois je l’enregistre, et après j’écris les paroles par dessus.

 

Ce qui est important pour toi, et c’est une vraie volonté créative, c’est ton personnage. Que ce soit dans tes clips ou dans tes sons, comment as-tu construit ce personnage si particulier et affirmé qu’est Hamza aujourd’hui ?

C’est un peu comme un puzzle : une pièce se rajoute à chaque fois pour arriver à la finalité du personnage. Je ne pourrais pas vraiment expliquer, mais ce personnage regroupe ce que j’aime, c’est un tout qui fait ce que je suis aujourd’hui et ce que je représente.

 

Et la pièce principale de ce puzzle quelle serait-elle pour toi ? 

Ce serait à mon sens la musique que j’écoute, les mecs que j’aime bien et que je suis, la vie de tous les jours, les amis… C’est un tout. J’aime bien le personnage de RockStar, c’est ce genre de personnage que j’essaie d’amener.

 

Y-a-t-il une vraie différence entre le Hamza qu’on connaît tous et celui de la vraie vie ?

Peut-être à la première approche, mais sinon c’est le même.

 

Si je rencontrais ta maman et qu’elle devrait me donner trois mots pour décrire le Hamza qu’elle connaît, que me dirais-t-elle ?

Je sais pas, il faudrait lui demander. Elle dirait gentil, méchant, gentil…

 

Dans la plupart de tes chansons, tu parles beaucoup de meufs. C’est le thème principal de tes musiques. J’ai choppé quelques phrases dans ton EP qui parlent de meufs mais de façon plus gentille, comme par exemple « si tu me choisis tu pourras comprendre mes valeurs.. » dans un bonheur pour un malheur. Ça m’a fait plaisir en tant que femme qui écoute tes chansons, je suis pas une « bitch » qui n’a « pas de respect ».

Je voulais apporter une autre couleur, une autre facette et une autre manière de penser. Il y a des morceaux différents mais j’avoue que je suis assez gentil dans cet EP.

 

Il paraît que pour H24, tu as écris et composé une centaine de morceaux en deux mois et que tu as sélectionné les 24 meilleurs. Et pour cet EP comment ça s’est passé ?

J’avais commencé par One One, puis j’ai fait Ghetto que j’ai sorti d’emblée. Et puis j’ai fait Eldorado que j’ai mise sur instagram, et en voyant tous les commentaires et toutes les vues je me suis dit pourquoi pas faire un EP, un truc cool et voir ce que les gens en pensent. J’ai pas non plus fait énormément de morceaux dancehall.

 

T’as pas l’impression que les gens t’attendent un peu au tournant avec tout l’engouement qu’il y a autour de toi ?

Oui c’est vrai mais après on verra. Ce sera différent, c’est une autre couleur, une autre facette. Le but, c’est de faire danser les meufs.

 

J’ai lu dans une interview que tu préfères avoir des meufs à tes concerts que des mecs qui finissent en baston à la fin…

Oui c’est cool parce que les meufs viennent toujours dans un esprit « peace » elles viennent pour faire la fête et pour rigoler. Après il y a des mecs comme ça aussi, mais c’est vrai que j’aime bien quand c’est mélangé je trouve ça vraiment chouette.

 

J’ai interviewé Damso il y a quelques semaines, et il m’a dit que vous étiez en train de préparer un projet avec tous les mecs de Bruxelles. Tu peux m’en dire un peu plus ?

En fait c’est son projet, « Bruxelles Vie », c’est un projet où il met les artistes de Bruxelles en avant. On a fait pleins de combines, on a mélangé tel artiste avec tel artiste etc. Puis moi et Damso on a déjà fait des morceaux donc on a choisi un morceau qu’on a déjà fait ensemble et puis on en a fait un autre. On verra ce que ça va donner mais je pense que ça va être cool et c’est bien de mettre les mecs de chez nous en avant.

 

C’est vrai qu’en ce moment la vague montante du rap français on a un peu l’impression que c’est le rap Bruxellois… Comment ça se fait qu’on ne vous entendait pas avant ?

C’est vraiment cool ça ouvre des portes et ça motive les petits de chez nous. Moi je pense que c’est internet, il suffit de sortir quelque chose sur internet et ça prend. Après il y a surtout Damso qui a signé chez 92i ce qui a ouvert plein de portes. Et comme je l’ai toujours dit c’est aussi Stromae, avant lui c’était un peu la pénurie.

 

Vous apportez vraiment quelque chose de différent. En Belgique on écoute plus de rap américain que de rap français, et c’est ce qu’on ressent dans tes musiques c’est plus centré sur l’instrumental plutôt qu’un rap conscient à textes.

C’est vrai qu’à la base je suis néerlandophone, j’ai été à l’école néerlandaise. Je parle le néerlandais et on n’écoute pas vraiment de rap français, que du rap américain. J’ai jamais beaucoup écouté de rap français, je m’informe et il y a des artistes que j’aime bien mais ça s’arrête là.

 

Justement qu’est ce que tu aimes en ce moment niveau rap français?

J’aime bien Damso, PNL, Booba… J’aime quelques trucs.

 

Dans une interview pour Oklm, tu as dit que le rap avait changé. Peux-tu me dire ce que tu as voulu dire par là ?

Je veux dire que ça a évolué, dans un album de rap on n’entend désormais plus que du rap, ça peut par exemple se rapprocher du R’N’B. On va entendre plusieurs sonorités différentes, il y a beaucoup d’expérimentation, beaucoup de mecs osent, essaient de nouvelles choses. C’est en ça que ça a évolué et que ça a changé.

 

Tu fais aussi un peu de chant, c’est arrivé un peu après dans ta carrière…

En fait j’ai toujours chanté, si t’écoutes mes premières mixtapes je chantais aussi. J’adore les mélodies et le chant.

 

Pour terminer, on a vu que tu parlais toujours de la même ville des Etats-Unis : Atlanta, avec Young Thug etc… Pourquoi tu kiff ces mecs là ?

Je kiff des mecs d’un peu partout mais ce que j’aime à Atlanta c’est cet esprit Rock Star. Ils font des morceaux très catchy avec des refrains qui marchent et qu’on retient. Après j’aime bien aussi les mecs de Toronto que j’écoute beaucoup parmi d’autres. Mais c’est vrai que j’aime vraiment ce qui se fait à Atlanta, c’est des bosseurs, quand tu vois Future et Young Thug qui sortent des dizaines de morceaux par an. Je me retrouve un peu en eux, on a rien sans rien.

 

On a vu notamment dans tes clips que t’aimes bien la mode, les sneakers… Si tu devais nous faire une tenue parfaite à la Hamza ?

Je saurais pas te dire parce que c’est vrai que j’aime bien varier et j’aime beaucoup de choses.J’aime bien Gosha, Raf Simons, Virgil…

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