Tatsuro Horikawa : "Pour certaines choses Tokyo excelle et ne peuvent être diffusées que de là"

Interview publiée en juin 2017.

Pouvez vous nous présenter votre travail ?

Nous faisons deux fois par an, des collections à Paris. A part cela, nous avons une autre marque, NILøS. Pour Julius nous avons imaginé un univers de musique electro, techno et pour NILøS, un univers dark hip hop.

Quels artistes vous inspirent pour créer ?

Il y a tellement d’artistes que je ne pourrais pas en citer mais en ce moment, l’artiste que j’aime le plus est Richard Serra. Il sculpte le métal en les courbant dans des usines à navires. J’ai également beaucoup d’inspiration de la part d’Ena, un DJ dubstep qui travaille actuellement avec nous.

Quelles sont les différences entre Paris, Londres et Tokyo ?

Tokyo, comme pour Paris, n’est pas une ville où des cultures naissent mais c’est une ville vitrine qui étale comme un catalogue. En réalité, il ne se passe pas de mouvement. Ceci est différent de New York, Berlin ou Londres. Mais je pense que pour certaines choses Tokyo excelle et ne peuvent être diffusés que de là. Par exemple, la pop culture de Harajuku ou Akihabara ou les anime. Tokyo fait beaucoup d’animes qui inspirent le monde et excelle dans cela. Ca c’est remarquable.

Que pensez vous de Paris ?

La ville est très similaire à Tokyo, elle ne donne naissance à rien cependant elle est quand même pop.

Quel est le meilleur endroit pour la mode à Tokyo ?

Harajuku. C’est devenu un sanctuaire maintenant. Partout dans le monde, vous avez des personnes qui souhaitent s’y rendre et parce que cela a pris des dizaines d’années à construire la culture de Harajuku, nous en sommes fiers.

Comment voyez vous l’évolution de la mode à Tokyo ?

Avant, les gens aimaient une marque puis s’y perdaient complètement mais plus maintenant. Il y a de plus en plus de personnes qui ont leur propre style. Il n’y a plus de mouvement de masse mais je pense que c’est une bonne chose.

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